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On constate une évolution dans l’opinion publique en faveur du mariage pour tous. Selon un récent sondage IFOP, 63% des français sont favorables au mariage homosexuel.

Le président de la République, et les parlementaires de notre majorité, avaient pris l’engagement, le 31ème du programme présidentiel, d’ouvrir le mariage civil aux couples de même sexe.

Nous évoluons dans une société en perpétuel mouvement. Ses structures changent en permanence et il appartient au législateur d’accompagner ces mouvements, en sécurisant la situation des individus et des familles. Il y a toujours eu différentes manières de faire famille. Aujourd’hui, dans une insécurité juridique totale, nombre de familles dites « homoparentales » existent déjà. Tout montre qu’elles connaissent les mêmes trajectoires que d’autres familles. Avec ce texte, nous n’allons pas créer de nouvelles situations mais reconnaître celles qui existent déjà.

Les homosexuels rencontrent aujourd’hui deux types de difficultés qui les laissent encore à la marge de la société. La première difficulté, c’est le rejet, la discrimination, la relégation sociale. La seconde difficulté, cause et conséquence de la première, c’est l’inégalité en droit qui persiste. L’enjeu, c’est donc l’égalité.

Quant à l’enfant, il est au cœur de nos préoccupations. Le projet de loi que le gouvernement présente ne prétend pas gommer la vérité biologique, celle de la fécondation grâce à la rencontre entre gamètes mâles et femelles. Chaque enfant construit son histoire en fonction du contexte dans lequel il grandit. Son origine doit lui être expliquée et il doit avoir des référents sociaux des deux sexes. Ceci est, d’ailleurs, tout aussi vrai pour les enfants élevés par des couples hétérosexuels qu’homosexuels.
Ces enfants, élevés par des parents homosexuels, existent déjà. Ils sont nombreux. Depuis près de 20 ans, l’analyse de l’évolution de ces familles homoparentales montrent qu’elles ne sont ni plus, ni moins pathogènes que les autres. Ce projet de loi vise à les sécuriser.

Mardi 29 janvier, débutera à l’Assemblée, l’examen du projet de loi. Plus de 5000 amendements ont été déposés. L’examen devrait durer jusqu’au 10 février, soir et week-ends compris.

Le projet de loi ira ensuite au Sénat. Le « mariage pour tous » devrait être définitivement adopté vers la fin avril, dans le respect du calendrier promis par le premier ministre, Jean-Marc Ayrault.

Photos prises lors de la manifestation à Paris (27 janvier 2013)